Kandace Rose

Faial: tour de l'ile

Les deux derniers jours nous avons fait escale à Horta, petite ville proprette d'environ douze mille habitants située au sud-est de l'ile de Faial. Le matin, Marcel avait réservé pour l'après-midi trois scooter pour que nous allions visiter l'ile. Lorsque nous nous somme présentés au concessionnaire, il avait loué notre réservation parce qu'il trouvait que ça nous prenait trop longtemps revenir les chercher et il craignait de perdre sa journée de location. On lui fait part de notre mécontentement et on quitte sa boutique.

Nous voilà à pied et nos projets de visite semblent s'obscurcir. D'autant plus qu'aucun des 4 locateurs de voitures chez qui on s'arrête en chemin n'a encore de véhicule à louer. Finalement un 5e locateur chez qui on tente notre chance n'a lui aussi plus d'auto de location mais nous offre sa propre jeep pour 35 euros, sans contrat ni questions. On saute sur l'occasion ! Et nous voilà parti pour le tour de l'ile qui s'annonce plutôt facile puisqu'une route "nationale" en fait le tour. La fille de l'agence de location nous a suggéré un itinéraire permettant d'atteindre le volcan au sommet de l'ile.

Après quelques détours dans les rues de la ville qui sont souvent à sens unique, on réussi a atteindre la route principale et on monte vers la partie nord-est de l'ile où un mirador nous donne une vue magnifique sur le port de Horta et l'ile de Pico d'un côté et sur l'océan et des quartiers qui s'étendent dans une petite vallée de l'autre côté. On reprend notre chemin et à un moment donné on bifurque sur la route en suivant une indication en portugais qui nous semble vouloir dire "volcan". Après environ 2 km le chemin se transforme en route de terre battue. Sur le coup ça nous semble un peu étrange d'autant plus que la carte semble indiquer une route secondaire asphaltée. On poursuit quand-même pendant une bonne dizaine de kilomètres pour finalement comprendre que nous avons pris une route qui contourne le volcan mais qui ne nous mènera pas au sommet. À ce même moment on apperçoit un embranchement sur la droite qui monte vers le sommet. On emprunte ce chemin et on monte, la jeep travaille bien. Dans la montagne de chaque côté, ici et là on appercoit des vaches qui nous regardent passer... à un moment donné la route se termine, plus de chemin, plus rien, on est arrivé au bout. On rebrousse donc chemin et on décide de retourner à la route nationale.

Nous avons finalement trouvé le bon chemin vers le sommet du volcan, mais il nous encore fallu faire quelques détours dans les petits villages. On se retrouve au dessus des nuages et le panorama est magnifique. Pour les amateurs de randonnée, il y a une dizaines de km de sentiers aménagés permettant de faire le tour du volcan.

Nous sommes redescendus, nous avons complété le tour de l'ile sur la route nationale. Il y a quelques jolis petit villages, certains sont typiquement portugais et plus anciens, d'autres sont plus modernes et ont de très belles constructions à achitecture plus récentes. Un dernier petit arrêt de quelques minutes à la plage de sable noir volcanique située dans la baie à 2 minutes au sud de Horta, il était presque 20h nous devions rapporter la jeep.

Michel & cie.

Posté: 2008-08-02

Nomade II

Nouvelles de Nomade II

Bonjour à tous nos lecteurs,

Après presque trois semaines de traversée, voici mes impressions. Ma première crainte c'était le mal de mer mais après 6 jours j’ai pu ne plus utiliser de patch. Je suis bien adapté et j'en suis bien content. Ma seconde crainte était de m'ennuyer et bien pas du tout. Par contre, j'ai complètement perdu la notion du temps : le soleil me dit si nous sommes le matin, le midi, le soir ou la nuit. Je croyais avoir de la difficulté à m'adapter à cet horaire brisé mais ça va. Je profite de mes gardes de nuit pour réfléchir. Naviguer avec la lune et les étoiles est une expérience inoubliable. Ce projet est un bon test pour les équipements et pour nous aussi. Ça aide à faire le point sur le plus important. Le plus difficile a été nos 4 jours dans la brume de Terre-Neuve. Nous avons macéré tout le temps dans nos vêtements humides. À la longue, ça use le moral mais je dois dire que notre équipe a bien tenu le coup, chacun prenant son quart à son tour sans se plaindre.

Nous apprécions pleinement une navigation confortable au soleil sur une mer à 25 degrés. Parfois, il y a une houle désagréable qui secoue le bateau d’un bord puis de l’autre. Il devient alors difficile de faire notre train-train quotidien. Il ne reste que 350 milles à faire sur les quelques 1900 pour arriver à Sao Miguel. Si le vent se maintient nous y serons dans 3 jours.

Germain

Posté: 2008-08-02