Brania
Resumé de Brania au Brésil (partie 1, côte sud-est)
14 janv. 2009
Brania dandine, bien attaché a son ancre entouré de nombreux bateaux du pays sous un soleil ardent.Ici, a Salvadore de Bahia, la musique est omniprésente et je sens rapidement le tempérament chaleureux et festif des brésiliens.
Des promenades a terre, m' ont permis de constater la beautée architectural des édifices. Mais c'est dans les églises, tres nombreuses ici, que je constate l'apotéose d'une culture riche,imaginative et presque surnaturelle tellement il y a d'oeuvres d'art,sculptures,peintures et ce dans le souci du détail tres raffiné.
Depuis déja quelques jours que nous sommes arrivés, il est temps de faire les formalités d'entrées au bureau des douanes.C'est avec Richard et Martial du bateau Isobar, que Michel et moi se rendont.L'équipage d'isobar ont leurs visas pour le Brésil depuis Dakar.Michel et moi,pas de visa mais nous n'avions pas eut de probleme a Fernando de Noroha donc ça devrait s'arranger.
Sitôt les documents sur la table, Le douanier, bête comme ses pieds et fier d'avoir trouvé une faille pour se mettre en colere, nous engueulle royalement et nous , ne comprenant absolument rien a son barratin le laissions se défouler.Il finit par remplir des documents la main tremblante tellement il était en colere. C'est en lisant le document que je compris que nous avions trois jours pour foutre le camp du Brésil et ce sans escales.Nous devons donc quitter le 31 dec. a minuit. Passer le jour de l'an en mer, non merci. Suite aux infos de voiliers voisins qui sont ici depuis longtemps, jamais ils n'ont vue la douane vérifiée les bateaux étrangés.Surtout que le premier janvier,c'est la fête et que le deux , c'est pour se remettre des abus de la veille. Nous passerons donc 3 jours de plus ici de façon illégal.
Richard m'offre de mettre sur mon portable toute les cartes nautiques du monde. Un cadeau précieux. J'en suis tres heureux.Je profite pleinement du temps restant a faire l'achat de quelques belles peintures et de souvenirs tout en visitant cette ville que je trouve vraiment intéressante.
Au soir du premier Janvier, avec Françoise et Francis du Bateau français Poupas, que j' avais rencontré a Fernando, avons été dans un petit resto festoyer pour le jour de l'an. Apres avoir bien mangé, Francoise désirais faire une petite balade et c'est sur une ruelle tranquille qu'une auto taxi nous aborde et l'homme presque en panique nous ordonne d'embarquer dans sa voiture. Nous finissons par se laisser convaincre, croyant a un manege pour nous substituer de l'argent.
Rendu au port, il ne voulais pas du tout être payé. Cette fois nous avons compris qu'on la peut-être échappée belle. Nous étions pres d'une favela misérable. Le lendemain,le couple d'un voilier français qui avaits mouillée pres d'une Ile de l'autre côté de la baie de Salvadore s'était fait battre sauvagement par quatre individus.Le pauvre homme a dû passer quatre jours a l'hopital. Son épouse, avait plusieurs écchymoses au visage et au dos.
Nous devons quitter Salvadore pour quelques parts vers le nord. Je ne peux attendre une fenêtre météo convenable étant donné que du bureau des douanes, les douaniers ont une vue immanquable de Brania au mouillage et je suis dans le colimateur, il vaut mieux partir.
Trois jours de navigation contre fort vent et courant ont été ce qui a été des plus éprouvants depuis le début de ce grand voyage.Brania tape contre la vague qui se fracasse en millions de gouttelettes accompagné d' un bruit d'enfer faisant vibré le gréement du bateau atrocement. Grâce au cartes informatiques que Richard avait transféré dans mon ordinateur, je trouve une belle grande baie, facile d'acces et a l'abris de ce vent et de cette mer difficile.
Au Dimanche soir vers 23 heures, Brania mouille l'ancre, fier vainqueur contre les éléments, Michel, fatigué va se coucher et moi heureux d'être la, bien tranquille, je me fais un repas somptueux de steak, patates, petits pois , accompagné de vin rouge moin somptueux mais quand même... Comme dessert, la moitié d'une grosse papaye. Elles sont délicieuses en cette saison.
J'ai le panier de fruits garni de mangues, goyaves,papayes,ananas,tangerines et bananes. Je me régal. J'adore manger des fruits et j'en tiens a bord de grosses quantités controlant leurs murissements.
Maceio, avec tout de même plus d' un million de citoyens, est la jolie ville bordant cette grande baie, entourée de plages superbes, chatouillées d'une eau chaude assez claire compte tenu des nombreuses rivieres achevants leurs courses sinueuses dans la région.
Ici, je rencontre Carlos. Il vit avec son épouse et ses deux enfants dans la favela situé a même le petit port de pêche. Il me sera d'une aide précieuse pour le plein de diésel et d'eau fraîche du bateau. Avec sa pirogue, il fera plusieurs fois, en godillant, l'aller-retour entre Brania et la terre ferme. Il ne parle que le portuguais, mais bizarrement, on se comprend tres bien. Ce doit être une amitié grandissante qui en est la cause, faisant de part et d'autre les efforts nécessaires.
De plus, il gardera mon vélo chez lui le temps de mon séjour, me facilitant mes déplacements a terre.
Il y a un voilier français au mouillage . Catherine et Jean-Louis du voilier Iskander étaient arrivés quelques heures avant nous. Je passe les salué, et eux aussi, en ont bavé depuis les 3 derniers jours. Catherine en a un peu marre, mais Jean-Louis, toujours exubérant : "Voyons minou, regarde comme nous sommes bien la, dans cette jolie baie avec nos nouveaux amis. Avec Jean-Louis, avocat a la retraite et Catherine aquarelliste, je me suis lié d'amitié rapidement comme si je les connaissais depuis longtemps.
Nous avons donc visiter la région ensemble avec nos vélos et au soir, de copieux repas, a bord de l'un ou de l'autre voilier, cloturait une journée bien remplie.
Deja quatre jours que nous sommes ici et comme j'ai décidé de prendre la chance de visiter le Brésil de façon illégale, pace que je ne repasserai pas ici de sitot et que j'adore ce pays et ses gens , le village de Suape, a l'embouchure d'une rivière, nous attire Jean-Louis et moi. Brania et Iskander levent l'ancre sous le regard de Carlos, debout sur sa pirogue nous regardant manoeuvrer.Deux grands coups de corne de brume pour le saluer et les deux voiliers quittent la rade de Maceio.
Tirant quelques bords, pour contourner le cap, Brania prend rapidement de l'avance et perdons Iskander de vue. On se retrouve le lendemain matin a quelques heures d'intervalles
dans un bras de mer protéger par un long récif, pres du petit village sympathique de Suape. Nous y passerons quelques jours de farniente, lecture et baignade. Mais nous faisons quelques menus travaux d'entretiens tout de même "difficilement" étant donné une certaine habitude a la paresse.
Hier, un gros catamaran en provenance de Recife vient mouiller l'ancre juste en arriere de Brania. Le cata , mouillé sur cablot et non sur chaine, je m'attend a des problemes a la renverse de marée parce que le courant atteint facilement les 3 noeuds. De plus avec le vent, et son fardage, ça risque de tirer quand même passablement sur son ancre. Avec un gros cata comme ça, le proprio a surement de l'expérience et je laisse passer. Comme de raison, en soirée, Michel et moi sommes invité sur Iskander pour un bon repas. Soudain, a peine apres avoir commencé qu'on entend crier. C'est la renverse de courant et le fameux cata dérive dangereusement sur Brania. Je saute aussitôt dans le dinghy et me dirige droit sur eux. Par chance un des équipiers parle français et je comprend que voyant que le cata chassait sur son ancre, ils ont démarrer les deux moteurs pour s'écarter mais ceux-ci ont étouffé. Puis ils ont tenté de relever l'ancre sans succes. J'ai compris qu'a la renverse de courant, le cablot d'ancre s'est entortillé autour des deux hélices du cata. Les mecs sont pris comme des rats. Avec le dinghy , je réussis a pousser le cata afin de l'éloigner de Brania et de justesse on évite l'accrochage. Le cata, en faite ancré par les hélices poursuit sa lente dérive et finit par s'immobilisé sur un haut fond a une dizaine de mêtres de Brania. Je retourne sur Iskander pour le repas et a peine 15 minutes ont passé que nous entendons encore: "Ohé du bateau". Cette fois c'est Brania qui se balance tranquillement sur son mouillage dont la touée est assez longue et va narguer le cata a quelques mêtres puis tranquillement reprend sa place pour ensuite se rapprocher encore et revenir a sa place, comme si, mon bateau voulait leur faire une p'tite peur a eux aussi. Jean-Louis ,en souriant, me dit: "Mais il est vivant ton bateau". Il y a des fois ou je me pose la question aussi. Je répondit au mecs du cata : "pas de problême,il ne fait que vous taquiner".
Brania quitte Suape, pour Cabedelo environ 100 milles au nord. Une douce brise déploie les voiles de Brania, et longeant la côte brésilienne parsemé de grandes villes aux gratte-ciels innombrables, je me dis, que l'avenir économique leur appartient. Ils produisent tout de façon ultra-moderne et sont autonomes en énergie, de plus en avance du point de vue environnemental avec leur essence a l'alcool de canne a sucre. De ses immenses villes, pratiquement jamais je n'ai vue et sentie la moindre fumée échappant des voitures ni même des autobus et camions. Ici, la ville sent bon. Le plus meilleur pays du monde, aura des croûtes a manger bientôt pour compétitionner avec ce pays aux ambitions qu'il mérite entierement.
Ce n'est qu'a 2 hres du matin, sous la pluie, que Brania pose l'ancre au confint d'une riviere. J'ai choisi de mouiller pres du petit village de Forte Veilho qui est plus a l'intérieur des terres que Cabedelo. J'ai hâte d'y mettre les pieds. Ce sera pour demain, maintenant c'est dodo. Iskander devrait nous rejoindre dans les prochains jours.
A tout les matins vers 7hres HNE, c'est l'heure du réseau. Avec le réseau du capitaine, nous avons des communications régulierement, surtout en mer. Michel ou moi, demandons un bulletin de la météo a venir pour l'endroit ou nous sommes. D'abord on me dit qu'il fait -27 en ce matin du 14 janvier a Montreal et que des tuyaux d'aqueducs ont gelés, de plus ce sera encore plus froid les prochains jours. Ici, l'eau de la mer est a 29 degrés .Je pense a mes employés(es) du Légufruits, surtout aux camionneurs, dont je sais tres bien les problêmes qu' un froid pareil leurs occasionnent. De plus, je m'ennuie de ma famille, mais aucunement de cette pourriture d'hiver que je hais depuis que je travaille, soit depuis l'âge de 17 ans. L'hiver, quelle misere. Ça rime en crime.
Sylvio
du Brania







